L’Union Sacrée De Rose Angèle

Nancy femme septembre – octobre – novembre  2011

La jeune femme d’affaires « Sénégalorraine» lance son premier  parfum et sa première gamme de produits cosmétiques ethniques.

A grasse, on la surnomme désormais «  la coco chanel du XXIe siècle », « parce que j’ai été hyper-enquiquinante » ajoute, tout sourire, Rose Angèle Faye, créatrice d’union Sacrée, son premier parfum homme et femme. La préparation a été « très très long, le cahier de lourd, les voyages à grasse nombreux, mais cette fois ça y est avec le concours d’un « nez » professionnel, le parfum est élaboré. D’ailleurs, tenez, voilà un prototype. Hhhhhhm ! Pour Monsieur, tout en douceur. Menthe relevée d’une touche au citron. Pour Madame, jasmin, pêche, mandarine. Une fragrance « totalement floriental » dit sa créatrice, qui n’est pas à néologisme près. Née dans un village dans un petit village du littoral sénégalais, arrivée en 2000 à Nancy avec une bourse de son gouvernement pour étudier l’anglais et le russe, elle jure que par sa ville d’adoption et se définit comme une « Sénégalorraine».

 

Une obsession : le luxe. Des Diplômes : ICN par formacadre, maitrise cadre de commerce de gestion, MBA en marketing et management des industries de luxe de la mode, à l’ISTEC paris. Des titres : ambassadrice de la paix nommée, en terminale, par l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, aujourd’hui vice- présidente de formacadre. Ne restait plus que le statut de femme d’affaires. C’est fait. Après plusieurs stages dans des sociétés cosmétiques et quatre ans chez Darty pour payer ses études, Rose Angèle Faye a crée sa propre  entreprise. En 2010, siège social à Villers  lès Nancy et « petite bureau » avenue Montaigne à Paris, naissaient le « pôle parfum » FAYEROSE et la gamme de cosmétiques Rosalux. Ces derniers produits, destinés aux peaux noires, asiatiques ou métissées, sont élaborés à base d’actifs naturels par lorraine cosmétique à Lunéville.

 

Lancement à Paris, Dakar, Tokyo

 

Jusqu’ici, parcourt sans accroc pour l’entreprenante et ambitieuse jeune femme de trente et un  ans, fille d’un prof « reconverti en directeur d’école », d’une mère  comptable employée dans une banque, et aînée de  six enfants qui se voit déjà à la tête d’un « empire familial ». « Dans ce but avoué », elle fait suivre à ses sœurs des études ciblées. L’une est à l’école internationale d’esthétique et coiffure de Dakar. L’autre, toute fraîche bachelière, est inscrite dans une école de commerce . En  attendant, la patronne de Fayerose était il y a quelques semaines en phase délicate de bouclage financier. La mise sur le marché des parfums et cosmétiques représente, en gros, un investissement de 300.000€ dont un tiers de fonds propre. Rose Angèle Faye ne dort que quatre heures par nuit, mais ce n’est pas par inquiétude, c’est juste une question d’horloge biologique. Femme de réseaux, nièce d’un président honoraire du tribunal de Dakar et d’un diplomate  longtemps  en place à  Tokyo, elle devrait sans coup férir voir quelques bonne fées se pencher sur le berceau de ses produits nouveau –nés. Les bonnes fées  sont d’ailleurs  déjà en place , une « cérémonie du lancement » est prévu à Paris , Dakar, Tokyo grâce à l’oncle diplomate. Le même qui, en quelques sorte, déclencha la vocation de la nièce. « J’avais sept ans à peine lorsque mon oncle est arrivé avec un sac frappé d’un ‘’Cardin’’  bien en vue. J’ai été très impressionnée et  j’ai dis à mes parents ébahis : moi aussi je veux mon nom à l’international. »

 

Qu’on ne se méprenne pas, sa volonté de vaincre ne l’a pas rendue sourde aux autres. Rose Angèle Faye, impliquée dans des écoles de commerce africaines, est  également attentive à l’emploi des travailleurs en difficulté dans certains des circuits qu’elle emprunte. D’ou son insistance à répéter comme un slogan : « le luxe est ma passion, le social est ma vie. »